Par Amélie Smith, audioprothésiste
On connaît les appareils auditifs. On parle de plus en plus de santé auditive. Mais connaît-on vraiment le métier d'audioprothésiste? Dans sa plus récente chronique radio, Amélie Smith a choisi de mettre les appareils auditifs de côté pour parler de celles et ceux qui les accompagnent au quotidien : les audioprothésistes.
Encore méconnue du grand public, cette profession est souvent réduite à l'ajustement ou à la vente d'appareils auditifs. Pourtant, le métier va bien au-delà de la technologie. Il se trouve à la rencontre de trois univers : la santé, l'humain et l'innovation. Une perte auditive ne touche jamais uniquement les oreilles. Elle peut transformer la façon dont une personne communique avec ses proches, participe à des activités sociales ou évolue dans son milieu de travail. Elle peut aussi avoir des répercussions sur la confiance et le quotidien. C'est pourquoi le travail de l'audioprothésiste commence bien avant le choix d'un appareil. Il faut d'abord prendre le temps d'écouter la personne, de comprendre ses besoins, ses difficultés et sa réalité. Deux personnes ayant une perte auditive similaire peuvent avoir des habitudes de vie et des attentes complètement différentes. L'objectif est donc de trouver des solutions qui correspondent à la personne dans son ensemble, puis de l'accompagner dans son adaptation. Au fil des rencontres, une véritable relation de confiance se crée. C'est cette dimension humaine qui rend la profession particulièrement riche. Derrière chaque appareillage, il y a une personne, une histoire et un quotidien à améliorer. Si le métier est profondément humain, il évolue aussi au rythme des avancées technologiques. Les appareils auditifs d'aujourd'hui sont rechargeables, connectés aux téléphones intelligents, capables de s'adapter automatiquement à différents environnements sonores et dotés de fonctions de plus en plus précises. L'intelligence artificielle occupe également une place grandissante dans les nouvelles technologies auditives. Pour les professionnels, cela signifie qu'il faut constamment apprendre, se mettre à jour et développer ses connaissances. Cette combinaison entre la relation humaine et la technologie fait d'ailleurs partie de ce qui rend le métier si stimulant. Il faut aimer comprendre, chercher des solutions, résoudre des problèmes et rester curieux face aux innovations. Au Québec, pour devenir audioprothésiste, il faut compléter le DEC en audioprothèse, une formation collégiale spécialisée. Le programme permet notamment d'acquérir des connaissances sur l'audition, l'anatomie, les différentes pertes auditives, les appareils auditifs et leurs technologies, ainsi que sur les techniques d'appareillage et d'ajustement. Une importante portion pratique permet également de se familiariser concrètement avec la profession. Les perspectives d'emploi sont également excellentes. Le taux de placement est actuellement de 100 %, alors que les besoins en santé auditive sont bien présents au Québec. Le vieillissement de la population contribue notamment à accroître les besoins en matière de santé auditive et, par conséquent, la demande pour des professionnels qualifiés. La profession permet également de travailler dans différentes régions du Québec. La meilleure façon de savoir si l'audioprothèse pourrait vous convenir est tout simplement de découvrir la profession de plus près. Consulter le programme de formation des Cégeps, discutez avec un audioprothésiste ou, venez faire une journée d'observation dans l'une de nos cliniques. Cela permet de voir concrètement toute la richesse du métier.La technologie au cœur de la profession
Une formation concrète qui mène à une profession
Et si c'était pour vous?
Amélie Smith poursuivra ses chroniques radio tout au long de l'année afin de démystifier la santé auditive et d'informer la population sur les bonnes pratiques en matière d'audition.
Chez AudiSon, centre auditif Smith et associés, on s'occupe de vos oreilles et on prend soin de vous !